Le paternaliste
Inspecte et vérifie tout ce que vous faites dans les moindres détails. Certain que seule sa façon de s'y prendre est la bonne, il essaie de vous en persuader jusqu'à ce que vous appliquiez ses conseils à la lettre. Incapable de se limiter, il est toujours sur votre dos et son contrôle abusif peut aller jusqu'à une forme de persécution.
Faites preuve de détermination pour repousser et mettre un terme à son emprise croissante. En effet, obsédé par son souci de perfection et son besoin de vous l'imposer, il bafoue complètement votre droit légitime à l'autonomie. Opposez fermement vos limites à ce "bulldozer": tenez-le à distance et ne répondez à ses demandes ou à sa curiosité que lorsque c'est vraiment nécessaire. "Je dois d'abord avancer sur ce dossier (ou le terminer); nous en parlerons plus tard" ou bien "J'ai bien compris ton conseil et je l'appliquerai si besoin".
Le "calimero"
Toute occasion lui est bonne pour se plaindre de son sort: petits et grands maux, bobos en tous genres... Rien, il ne vous épargne absolument rien de ses maladies, problèmes domestiques, financiers, de voisinage, familiaux ou de couple, sans compter bien sûr, ses perpétuelles doléances à propos de ses collègues, des conditions de travail et du peu de reconnaissance qu'il reçoit! Bref (si l'on peut dire), il vous épuise littéralement et il vous étouffe.
Puisqu'il se plaint comme il respire, priez-le d'aller prendre l'air ailleurs! Pour cela, un seul conseil: prenez un ton vraiment accablé et dramatique pour lui affirmer que son sort est épouvantable et définitivement scellé. Ajoutez qu'à sa place, vous seriez vous aussi désespérée! Ainsi, vous "décrocherez" ce bernard-l'hermite qui se nourrit des bonnes paroles et des encouragements prodigués en vain par ceux qu'il parasite.
Le monomaniaque
Quand il s'entiche d'une marotte, il en fait une idée fixe, ne parle que de cela et ramène tout à elle. Difficile, donc, d'échapper à sa lubie. Si, par exemple, il a raté sa vocation de professeur de latin grec, il vous inflige de fastidieux commentaires sur l'étymologie des mots, pourchasse le moindre anglicisme, critique et reprend la structure grammaticale de tous vos écrits.
Résistez aux assauts de ce "croisé" si vous ne voulez pas devenir chèvre, relevez le pont-levis et montez au créneau! Autrement dit, placez-vous hors d'atteinte de ce raseur érudit. Pratiquez avec obstination la technique du disque rayé en changeant systématiquement de sujet ("où en est la commande Machin?", "as-tu choisi tes dates de congé?" ou toute autre interruption qui coupera court à son monologue). Lassé, frustré et déconfit devant aussi peu de considération de votre part, il y a fort à parier qu'il ne vous gratifiera plus de ses leçons!
Le puits de science
Cultivé, certes, mais incroyablement fatiguant, il commente la quasi-totalité des conversations de ses doctes explications. Il peut même lui arriver de s'immiscer dans une conversation et d'en dévier le cours pour attirer l'attention sur lui. Bref! Il fait sans cesse étalage de son savoir et entend bien en tirer prestige et notoriété.
Évitez de le contredire! Vous ne feriez que le relancer. Même s'il est énervant, ou "hors sujet", reconnaissez tout de même l'étendue de ses connaissances. S'il vous agace par trop, freinez sa belle assurance et faites preuve de logique en lui demandant des faits: "sur quoi précisément t'appuies-tu pour affirmer que...?" À bon entendeur, salut!