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Droit social
L’accident de travail survient dans le cadre des horaires habituels de travail du salarié. Comment le gérer, quelles obligations pour l’employeur ?
C. Caillaud | Super-Secrétaire | Publié le 27/03/2012
Qu'appelle-t-on un accident du travail?
Un accident du travail se produit pendant les horaires habituels de travail, c'est-à-dire lorsque le salarié est sous la responsabilité de l'employeur. Il doit :
être soudain,
avoir provoqué une lésion corporelle ou un traumatisme psychique imprévisible,
avoir eu lieu à un moment et à un endroit où la victime travaillait sous l'autorité de son employeur.
Bon à savoir : la législation applicable aux accidents de travail s'étend également aux stagiaires issus d'établissements techniques en stage, ainsi qu'aux demandeurs d'emploi qui participent à une action de formation ou d'aide à la recherche d'emploi.
Quelles formalités faut-il accomplir ?
Plusieurs obligations naissent d'un accident du travail :
la victime (ou un tiers) doit informer l'employeur dans les 24 heures ;
l'employeur doit déclarer l'accident à la Caisse primaire d'assurance maladie dans les 48 heures suivant la prise de connaissance de l'accident.
Bon à savoir : si l'accident est bénin et si l'entreprise possède un Registre des accidents bénins, celui-ci peut-être complété par la personne autorisée en lieu et place de la déclaration à la CPAM.
Quelles indemnisations la victime va-t-elle percevoir ?
Contrairement à un arrêt de travail classique, les droits de la victime sont étendus. En plus de la prise en charge à 100 % des frais médicaux, chirurgicaux et pharmaceutiques, elle percevra :
des indemnités journalières de la sécurité sociale sans délai de carence et sans retenues, si la victime est en arrêt de travail ;
une rente ou indemnité en capital en cas d'incapacité permanente totale ou partielle.
Bon à savoir : si la victime est décédée, une rente sera versée à ses ayants droits.
Quelles protections pour le salarié victime?
Tout employé absent de l'entreprise à la suite d'un accident du travail est "protégé" :
l'employeur ne peut pas le licencier, sauf faute grave, ou si un autre motif sans lien avec l'accident l'oblige à rompre le contrat ;
l'employeur doit reclasser le salarié à l'issue de l'arrêt de travail sur avis du médecin du travail. À défaut, il devra verser au salarié une indemnité de licenciement majorée.

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